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Tome troisième.
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NOTES SUR L'ÉLOGE, etc.

ami , je poudrais vous vendre une principauté dont je viens d'hériter , etsurtout une de mes vaches ; venez la voir , nous aurons bientôt conclu lemarché : si le bon David , il appelait ainsi M. Hume, pouvait être de lapartie avec M . Helvétius, cela ferait u?i triumvirat admirable. Je me suisoublié en disant le bon David , je devais dira le méchant, puisquil nem’envoie pas les inscriptions que je lui ai demandées pour mon hermi-tage. Il écrivait au même ami, dans le temps que M. Hume était enFrance. Gros compliment à ce bon ou méchant David; vous serez bienaise de savoir qu’il est élevé à la qualité sublime de Saint par acclama-tion du public. La rue où il demeure à Edimbourg est appelée la rue deSaint-David : Vox Populi, vox Dei. Amen.

Un autre ami lui ayant demandé s’il connaissait l’auteur d'un abrégéde l’histoire ecclésiastique qui venait de paraître, ouvrage peu édi-fiant, et qu’on attribuait à un grand prince, milord Maréchal répon-dit : Je ne puis rien vous dire pour vous éclairer sur l’auteur du livredont vous me parlez ; je l’ignore. Je ne crois pas qu y il soit du père Abbéque vous soupçonnez; il n’ aurait garde de donner un prétexte si bien fondépour l’exclure d’un bon évêché. A propos d’évêché , savez-vous que l’é-vêque de Breslaw a déserté , ou pour parler en bon chrétien , a abandonnéles biens temporels pour chercher sa retraite dans les Etats catholiquesqui voudront bien lui donner gîte. Cet évêque, si bon chrétien et si ca-tholique , avait trahi son bienfaiteur et son roi, et recueillit de cettetrahison ce qu’il méritait, la proscription dans sa patrie, et le mépfi*partout ailleurs.

(21) Voici ce que milord Maréchal écrivait sur cette singulière do-nation. On pardonnera le ton de cette lettre, eu se souvenant quec’est un protestant qui l’a écrite, et un vieillard qui cherche à s’amu-ser un moment par des plaisanteries sans fiel et sans conséquence. Jepossède un trésor inestimable, des indulgences plénières in arliculo mor-ds, avec pouvoir d’en donner r douze élus ... Comme je vous souhaitetout bien dans ce monde et dans l’autre , je vous offre place parmi cesélus. La donation est authentique ; vive sa Sainteté I Amen . Et dansune autre lettre : Le passe-port que je vous ai envoyé paraît à présentune chose fort ordinaire; mais en quelques siècles d y ici 9 si par hasard unpareil se trouve , on le recherchera , comme la façon de baptiser les en-fans dans le ventre de leur mère, proposée par le bon Sterne , et qui luisemble très-orthodoxe; car je ne pense pas qu’un si digne prêtre que lui aitvoulu rire dans un cas si grave. Adieu ; j’espère que dans peu de tempsvous pourrez venir chez votre serviteur Mlermitano espagnol.