INTRODUCTION.
H
avec enthousiasme. Le côté droit et le côté gau-che, les Girondins et les Feuillants se jettent dansles bras les uns des autres, en mêlant des pleursde tendresse et de joie. On décrète que l’acte deréconciliation sera envoyé aux quatre-vingt-troisdépartements du royaume. Louis, en apprenantces fortunés transports, accourt avec la reine,pour consacrer le pacte d’alliance entre tous lesenfants de la grande famille. Le cri de vive le roi!jaillit de tous les coeurs, comme aux plus beauxjours de la monarchie : toute la France le répéta.Et, précisément un mois après, le plus bienveil-lant des rois, la plus noble des reines et des fem-mes , tombaient du palais de leurs ancêtres dansun cachot, d’où le couple auguste ne devait sortirque par un attentat plus grand !
Pourquoi ce rapide retour? Parce que l’Assem-blée , dans son décret de réconciliation, et laFrance, dans son allégresse, n’avaient oubliéqu’une chose, c’est qu’il n’était pas au pouvoirdes hommes de repousser à la fois et la républiqueet les deux chambres. Des deux systèmes, dénierl’un, c’était de toute nécessité se vouer à l’autre.On ne vit pas qu’il fallait choisir. La Providencechâtia l’aveuglement de nos pères en choisissantpour eux.
La Constitution de 91, cette Constitution ca-duque en naissant, n’a point péri seulement,comme on le suppose d’ordinaire, par un équi-