PRINCIPES GÉNÉRAUX.
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en effet, a pour fondement et pour sanction, au-tant que la propriété même, les plus saintes deslois divines et les plus profonds des sentimentspopulaires. Car le peuple, lorsqu’il est livré à lui-même, ne manque jamais de la rechercher, del’honorer, de la couronner. Par un juste et nobleorgueil, c’est devant elle qu’il aime à incliner latête (1).
Plus la société sera démocratique par ses mœurs,par ses préjugés, par ses lois civiles, plus il faudrademander à son gouvernement de ne pas l’êtrepar les lois politiques, pour qu’il ait la puissancede résister à ce flux et reflux de trente-deux mil-lions d’hommes égaux et libres. Le temps desvieilles aristocraties, des aristocraties immobiliséeset exclusives, est passé. Le génie français n’ensaurait admettre que d’accessibles à tous. Maisdans notre pays, tous peuvent parvenir à l’il-lustration ; car les routes qui y mènent sont ou-vertes. Tous, par l'effet de nos lois, peuventparvenir à la propriété ; car la propriété est à uneenchère permanente où le mérite le plus simpleest toujours assuré du succès. Dans un tel étatsocial, est-ce crime de demander que le pouvoirsoit déféré à ceux qui ont usé du droit universelet sont parvenus à la gloire ou à la propriété, à
(1) La révolution do Février, par ses élections les plus éclatantes,est venue rendre témoignage de la vérité de cette appréciation.