PRINCIPES GÉNÉRAUX.
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à tous ; elle comprendra et maintiendra les loiséternelles du monde social. Ailleurs, on n’a droitqu’aux libertés privées et à l’égalité civile. L ''ordretout entier réside dans cette distinction.
Car Montesquieu l’a dit : « Autant que le cielest éloigné de la terre, autant le véritable espritd’égalité l’est-il de l’esprit d’égalité extrême ; » etil fait voir que le dernier n’a jamais mené les peu-ples qu’à la tyrannie d’un seul par la tyrannie detous.
L’égalité véritable est celle que nous possédons,et que l’univers ignore. U y a égalité parmi nous,entre tous les frères, entre tous les hommes, entretous les Français. Tous sont, au même titre et àdes conditions pareilles, les sujets de la loi, et nele sont que de la loi seule. Il n’y a point de fortsni de faibles ; nul n’est le dépendant obligé d’unautre; nul n’a au-dessus de sa tête une hiérarchiequi arrête sa croissance et l’empêche de grandir;tous peuvent atteindre à tout. Le pouvoir n’a pasla main si forte ni si habile qu’il lui fut possiblede frapper impunément la tête du plus inconnuou du plus indigent d’entre nous.
C’est là la plus noble et la plus belle des con-quêtes; c’est là une création immense, incompa-rable. Onpeutaccuser d’ingratitude ceux qui, par-lant toujours de conquêtes nouvelles à poursuivre,oublient que la plus difficile et la plus grande de
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