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LA. SOCIÉTÉ FRANÇAISE.
classer suivant leur principe, comme ce naturalistequi donne des noms et des lois aux monstres.
Il est des révolutions qui meurent où ellesnaissent, semblables à ces êtres dont le sort est dene voir qu’un soleil. Celles-là se bornent à rem-placer un prince par un prince, ou même unelignée de rois par une autre lignée; puis tout rentredans l’ordre accoutumé. Ce sont les révolutionsde palais. Elles appartiennent aux États despo-tiques : car les révolutions les plus douces sontcelles des nations que des gouvernements violentsrégissent. Là, il n’est point de peuple pour yintervenir.
Dans nos monarchies libres , tout orage aura lagrandeur terrible des tempêtes de la république ,parce que, du fait même d’une révolution, la mo-narchie est suspendue , la république commence.Ce qui distingue, en effet, les deux régimes ,c’est l’instabilité du pouvoir suprême.
Si pourtant ce sont les intérêts aristocratiquesqui ont renversé le trône, la secousse sera circons-crite et passagère. Le caractère de l’aristocratie estl’amour et l’intelligence de l’ordre ; elle se bâte declore le champ de bataille sur lequel elle a vaincu ;en prolongeant sans nécessité la commotion , ellecraindrait de susciter des passions qui l’ébranle-raient elle-même sur sa base.
C’est ainsi que sont tombés, sans bouleverse-ment profond, les Stuart il y a cent quarante ans,et, de nos jours, les Wasa.