LIVRE SECOND.
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fonder, s’il se pouvait, des institutions libres,tente de les asseoir sur un principe nouveau en-core dans le inonde, l’égalité ; et fatigue'e de pour-suivre à la fois ce double but, dont un seul devaitêtre l’affaire des siècles, elle s’épuisera dansl’enfantement d’une démocratie qui maintenantnous demande les lois que n’a pas su lui donnersa mère.
L’Assemblée constituante a laissé des leçonséternelles. Jamais plus grand spectacle ne s’offritau monde : d’un côté, Maury et Cazalès défendantpied à pied , à la tête de la noblesse et du clergéde France, la vieille France qui s’écroulait ; del’autre, la phalange des Clermont-Tonnerre, desMontmorency, desNoailles, des Talleyrand, desMounier, desMalouet, des Lafayette, des Bailly,des Lametli, des Syèyes, des Duport, des Bar-nave, des Boissey-d’Anglas, des Lanjuinais, desThouret, des Volney, par-dessus tout des Mira-beau, l’élite enfin de la nation française et detoutes les nations, unanimes pour appuyer lamonarchie au système représentatif. Eli bien !tant de beaux génies, tant d’âmes généreuseséchouèrent dans ces tentatives violentes de toutdétruire et de tout refaire en un jour ; de ren-verser jusqu’à ses bases l’ordre social qui étaitdebout, pour en bâtir incontinent un nouveauavec des décombres ; de fonder des lois avec l’assis-tance de la multitude soulevée ; de rendre leur