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LIVRE SECOND.
sance par des destructions soudaines > et d’unelongue infériorité par un rapide nivellement ! Onne regarde jamais, dans les assemblées, que leschefs qui remplissent la tribune. Il faut voir le trou-peau qui remplit les bancs. Là est l’instinct quimeut, la volonté qui pousse, la force qui pro-nonce. Par le doublement du Tiers, la royautéavait elle-même renversé la constitution antique ,et appelé la démocratie à l’empire.
Mais l’éloquence, mais le génie, mais la gloireen un mot, à quoi tout cela tint-il ? Incontesta-blement, à cette cause unique, que l’Assembléeétait la représentation, sinon prudemment ordon-née , du moins vraie et complète, de la France ;qu’elle réunissait dans son sein l’élite véritable dela nation ; que toutes les supériorités y furent con-viées comme tous les intérêts ; que le génie na-tional y parut dans tout ce que la monarchie avaitde grand et de renommé. Si ce ne fut point assezla tête de la France qui voulut pour la France , dumoins ce fut elle qui représenta pour le corps en-tier de la nation.
Supprimez les deux premiers ordres d’alors ;croyez-vous n’enlever que la milice altière quicombattait derrière Maury etCazalès ? Point ; vousenlevez au parti des idées nouvelles, Mathieu deMontmorency, Talleyrand-Périgord, Clermont-Tonnerre, Lally-Tollendal, Liancourt, l’abbéSyèyes, l’abbé Grégoire , Duport, les deux La-