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LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE.
metli, le duc d’Orléans, enfin les princes de larévolution, Lafayette et Mirabeau !
A part les personnages célèbres, supprimezdans l’Assemblée le contre-poids de l’aristocratieancienne. Laissez le Tiers, seul maître de la France,seul aux prises avec une révolution , ayant à lamuseler sans secours ou à la précipiter sans obs-tacle. A quelles tentations, à quelles extrémités,livré ainsi à lui-même, n’eût-il pas été emportéd’abord ? Ce qu’il eût fait, les deux années quisuivirent nous le révèlent.
L’Assemblée législative laisse échapper en mêmetemps la puissance et la renommée. Elle a faitle 10 août ; elle a renversé le trône, et ces grandscoups ne lui ont pas valu la gioire. Pourquoi lesa-t-elle portés ? Pourquoi ont-ils été stériles pourelle, et brille-t-elle d’un si faible éclat? C’est qu’ellen’était, de la France, qu’une image incomplète,qu’un torse mutilé ; tous les partis ne siégeaientpas dans son sein , tous les intérêts n’y avaientpoint leurs représentants et leurs défenseurs ;émondé par les dissensions civiles, le tronc nationaln’y montrait qu’une partie de ses rameaux.
D’un autre côté , la puissance publique étaitdescendue d’un échelon : et dès-lors l’influencequi domina le pays , la passion qui maîtrisa lespouvoirs , la force qui les assista , d’où serait-ellevenue , sinon de ces zones inférieures, où le pen-chant naturel est le nivellement , où le génie est la