LIVRE SECOND.
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tout le monde que fut entreprise une autre grandeguerre, celle des ordonnances du 25 juillet (1830),contre la Charte et les lois. Toutes les cours, et laRussie plus qu’aucune autre, multiplièrent en vainles représentations et les conseils. La Charteavait l’appui de l’étranger, et non pas le coupd’Etat. La meilleure preuve de l’indépendance deCharles X, c’est sa chute.
Nous voulons le dire de ce prince auguste etmalheureux, dont nous avons assez souvent blesséle cœur sur le trône pour avoir le besoin et ledroit d’envoyer une vérité consolante à son exil.Il avait trop de hauteur d’âme pour être le vassalde personne. Sa fierté ne mesurait que trop bienla grandeur de la couronne de France. Il nel’aurait pas humiliée devant l’étranger ; il l’aperdue pour ne pas l’incliner même devant lesFrançais.
Il n’est donc pas vrai davantage, qu’une hainevivace, puisée à ces sources, n’ait cessé de fer-menter dans le cœur des Français, contre la maisonroyale que nous entourions tous de nos hom-mages. La popularité que Louis XVIII conserve,les acclamations des deux avènements, les fêtesde l’Alsace, des années d’une obéissance univer-selle, paisdale, facile, empressée, sont des témoi-gnages d’assentiment qui nous semblent authen-tiques. Nous ne croyons pas aux comédies dequinze ans, sauf des natures privilégiées peut-être ;