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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE.

tions de la loi, et enfin, non plus un droit, nonplus une faculté, mais un pouvoir dont l’espritdémocratique a presque le monopole, et qui estimmense, la domination de la presse périodique.

Exposer le régime de la Charte tel qu’il était, cen’est pas l’approuver dans toutes ses parties. Laconstitution du gouvernement était à nos yeuxvicieuse, invalide. La chambre des pair s , illustrepar sa composition et indépendante par son héré-dité , ne posait pas assez sur la nation ; elle n’yavait pas suffisamment de points d’appui. Elle nereprésentait directement aucun des grands intérêtssociaux. Elle n’eut ainsi aucune des forces natio-nales avec elle. La chambre élective, par uneétrange singularité, semblait participer de cettefaiblesse, grâce à la base étroite de l’électorat.Et, en réalité, seule investie des forces, ou,pour mieux dire, de l’omnipotence du principeélectif , elle y puisait une telle puissance qu’ellepouvait toujours engager la lutte avec la cou-ronne , et qu’au premier choc elle devait la briser.

Ce que nous entendons seulement établir, c’estque de ce régime ainsi constitué il a pu être dit,par de grands esprits, què la démocratie y coulait àpleins bords (1). Personne n’a dit qu’exécuté loya-lement il mît les libertés publiques en péril, qu’il

(?) M. Royer-Collard.