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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE.

de la révolution venait d'ailleurs de faire beau jeu.Il ne s’était assis qu’un jour au pouvoir, et s’é-tait hâté d’abolir l’article tutélaire de la Charteroyale, d’écrire dans la Charte des cent-jours :Je confisquerai. Certes, l’auteur de cet ouvrage,bien jeune alors, a protesté, assez haut, lorsquetant d’autres se taisaient, contre les emportementsde 181 5. Maintenant que la réaction qui les suscitas’est dissoute depuis bien des années, et que sesdébris sont plus que jamais dispersés et vaincus,c’est justice de dédier au parti royaliste cetteinscription glorieuse : Il ne confisqua point.

Ceci donne à penser que tout régime quis’appuie à la propriété vaut mieux, par cela même,que les systèmes qui s’appuient à la multitude.

La peine de mort charge encore le code detoutes les nations : partout s’accomplissentd’un bout du monde à l’autre, sur des théâtresélevés au milieu des places publiques, ces dramesd’hommes, de femmes, de jeunes filles, de vieil-lards se débattant, avec des cris de rage etd’horreur, contre un homme qui les apprête pourles égorger de par la loi : on convie les peuplesà ces spectacles de sang, afin de les prémunir,dit-on, contre le goût du sang ! Cependant, par-tout s’adoucissent et les lois et les supplices, etc’est un bonheur pour nous de retrouver notrepays à la tête des nations dans cette heureuse voie.