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LIVRE SECOND.
autre arbitrage que celui du dieu des batailles. Leprincipe des transactions pénètre dans le droit desgens. On peut prédire qu’il s’y sera bientôt affer-mi, si la France en délire ne proscrit pas de sondroit public cette loi bienfaisante, et n’allume pasdans son sein , par la conflagration des partis, unincendie qui s’étendrait sûrement à l’Europe en-tière. Mais ce changement de l’état du monde,quelle part n’y a pas eue la France de ces derniè-res années, avec ce régime de débats pacifiques,qui ont remué toutes les questions, éclairé tousles droits, instruit tous les peuples, jeté sur tousles rapports des partis et des Etats un jour nou-veau ! Ajoutons que la nature de notre gouverne-ment a créé un élément de paix qui n’existe nullepart ailleurs. Nos discussions de budget, à livres,sous et deniers, inconnues à toutes les autres mo-narchies constitutionnelles, sans exception del’Angleterre, et propres, sous trop de rapports,à énerver le pouvoir, ont du moins ce résultatheureux de faire un contre-poids puissant audroit royal de paix et de guerre, et de rendre lesguerres plus difficiles, par cela même plus rares,plus rares, en obligeant les gouvernements à netirer l’épée qu’avec l’adhésion des peuples. Quandnous réclamions de M. de Villèle et obtenions laspécialité des dépenses, qui est inconnue en An-gleterre, combien peu d’esprits se doutaient que