LA. SOCIÉTÉ FRANÇAISE. 167
cette conquête nouvelle des libertés publiquesrenfermât le germe d’une bienfaisante révolutionpour l’univers !
Si on demandait quels ont été les principauxressorts de ces progrès de la civilation françaisesous la restauration, les principaux mobiles del’établissement de l’ordre constitutionnel pendantces quinze grandes années, on en citerait trois sansbalancer :
D’abord, la puissance d’une royauté, sourceauguste de toutes les institutions et image de tousles droits ; donnant à la société, née de la révolu-tion , un gouvernement antérieur à la révolutionet supérieur à ses orages ; ralliant aux institutionsnouvelles tous les partis, toutes les classes, et, enquelque sorte, tous les siècles de la patrie ; rele-vant le pouvoir dans tous les degrés des hiérar-chies politiques, par cela seul qu’il émanaitd’elle ; contenant la liberté, et la renfermantdans des bornes légitimes, comme une digue in-violable au pied de laquelle venait nécessaire-ment se briser l’esprit d’innovation et de boule-versement ;
Ensuite, la circonspection du système électoral,mal assis assurément, et par là même trop res-treint, mais qui, à travers ses variations successi-ves, a rendu le service de maintenir la puissancelégislative dans une région conservatrice, et em-