LIVRE SECOND.
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tion, elle aurait bientôt pris les armies contre laréalité. Aussi ses défiances associaient-elles toujoursces deux fléaux : pouvoir absolu, contre-révolu-tion , sans s’inquiéter quel serait cel ui des deuxqui mènerait à l’autre. Ces entreprises,, qui auraientété à la fois coupables et surhumaines „ étaient pré-cisément les dangers contre lesquels Louis XVIIIavait entendu rassurer la France, quand il s’étaithâté de donner la Charte à toujours.
Tous les biens contenus dans ce mot à toujoursétaient infirmés par le parti qui lisait hautementdans un article de la Charte (l’art. 14), le droit de lamettre tout entière à néant, sans voir qu’en frap-pant de provisoire toutes nos franchises et toutesnos prospérités, il en frappait aussi la monarchie.Vainement, ce parti, puissant aux jours de 1815,s’était-il vu graduellement affaibli, transformé,conquis par la Charte : le comte d’Artois avait étéson chef, et, roi, il ne sut jamais se résoudre àrompre hautement avec ce vieux compagnon quile flattait jusqu’à le perdre. Tout le monde sentaitque, si jamais il se voyait acculé aux limites de laCharte pour la querelle delà prérogative, il accep-terait, plutôt que de fléchir, les interprétations del’article 14, que lui offrait ce serviteur funeste; laFrance savait que son roi en viendrait là, avantqu’il en fût convenu avec personne, ni peut-êtreavec lui-même.
D’un autre côté, l’esprit révolutionnaire, en-