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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA. SOCIÉTÉ FRANÇAISE. l’j'J

sans cesse dans le partage qu’elle avait «à faireentre le pouvoir et la liberté, entre le passé etle présent, entre les droits de la couronne et sesintérêts bien entendus ? Ainsi, croyait-elle fairemerveille de conserver la nomination des conseils-généraux, au lieu de les instituer sur des basessolides, de manière à y trouver des points d’ap-pui . Ainsi, employait-elle une Chambre dévouéeet fidèle, à garder dans les lois l’arme de la censure,à y attacher le glaive du sacrilège, menaces sté-riles et mauvaises , au lieu de profiter d’électionsfavorables pour raffermir la propriété, la familleet les influences légitimes, par des modificationssensées de la loi civile, sans touchera ses basesessentielles; pour régler définitivement toutes noslibertés incohérentes ou incertaines encore; enfin,pour compléter, finir la Charte, et donner aupays des garanties de plus, tout en asseyant la mo-narchie sur des principes d’ordre et de conserva-tion plus fortement institués dans la famille, dansla société, dans l’État. Ainsi, avait-elle assez soucide l’opinion pour ne pas nourrir un seul jour, dansles quinze années, la pensée de restituer à nos pro-vinces leurs noms historiques ; ce qui eût été pos-sible pourtant, sans blesser la circonscription ad-ministrative, grâce aux circonscriptions judiciaires,académiques , militaires ;*ce qui eût été pour l’an-cienne France une inoffensive et légitime satisfac-

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