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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE SECOND.

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lion ; ce que la France nouvelle n’aurait pu voir demauvais œil, quand les associations libérales res-suscitaient elles-mêmes sans cesse ces noms an-tiques de Bretagne ou de Lorraine; ce qui n’eûtrien fait, au bout du compte, que de naturalisernos enfants dans l’histoire de leur patrie, au lieude les laisser dépaysés et perdus dans la géogra-phie nationale comme des étrangers. Et, tandisque la couronne avait de ces circonspections, elles’opiniâtrait à ne montrer nul ménagement pour lesentiment public dans le sujet qui avait le plusbesoin de réunir tous’les sentiments et tous lesvœux, l’éducation du jeune héritier de la cou-ronne ! C’est en vain qu’on lui criait que ce ri étaitpas assez quil fât l’enfant du miracle , qriil fallaitle faire l’enfant de la France ; qu’il ne s’était pas vuque des miracles eussent jamais empêché un trônede cheoir , ou relevé un trône abattu , tandis que lasympathie et la confiance des peuples avaient suffisouvent à l’une et l’autre lâche (1) !

La grande calamité de la restauration était quela royauté , dans ses alarmes et ses griefs, justesou non, n’imaginait pas de moyen plus sûr , pourse défendre d’un extrême, que de demander àl’autre extrême des forces qui n’y étaient pas.C’était s’enfoncer dans la nue en voulant fuir l’o-rage.

( 1 ) Journal des De'bats,