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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE SECOND.

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victoire. Les hommes qui, depuis lors, n’ont cesséd’avoir la bouche pleine des hontes de la France,ne sont occupés qu’à cette œuvre de briser auxmains de Napoléon le sceptre et l’épée, dans l’es-poir de tendre avec plus de succès leurs mains dé-sarmées à l’étranger qui les repousse. Et quandils l’ont brisée en effet, cette épée qui intimidaitencore le monde, ils ne s’occupent plus que d’unechose, c’est d’élaborer une constitution qu’ils dé-dient aux générations futures, et à laquelle, dureste, eux-mêmes n’ont plus songé depuis. Voilàqu’au milieu de la discussion de l’article 90, s’il ya un article 90, ou tel autre, les bataillons anglaiset prussiens apparaissent sous les murs de Parisconsterné; alors on songe au salut public, etles commissaires de l’assemblée s’acheminent versles camps étrangers , pour aller , de quartier-gé-néral en quartier-général, quêter un roi qui nefût pas Bourbon, et, par conséquent, selon touteapparence, qui ne fût pas Français.

Vient la réaction royaliste de 1815. D’autresparlent, d’autres écrivent, d’autres protestent,d’autres plaident la cause de la mansuétude, de lapolitique, de la Charte enfin ; d’autres demandentqu’on réponde à coups de cloche aux exigences deVétranger, que les Vêpres siciliennes soient nostraités avec la coalition (1) qui tenait notre grande

(1) La coalition et la France*