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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE SECOND.

gouvernement représentatif élevé à sa plus hautepuissance. L’Angleterre a mis cent ans pour arri-ver à la première de ces libertés ; et elle n’a pointl’autre.

Ces lois sont présentées. La France pousse uncri de gratitude. Ce cri, M. Benjamin de Constantle formule, pour son compte, dans un journal, ety attache son nom. Mais tout à coup le parti révo-lutionnaire se ravise. Tout ceci n’est que de la li-berté; par conséquent du repos, l’ordre, la mo-narchie. Le parti déclare les lois vandales ; et c’estle même M. Benjamin de Constant qui est chargéd’ouvrir l'assaut : tous s’y précipitent; et, à daterde ce moment, harceler, calomnier l’administra-tion conciliatrice, multiplier en même temps lescoups que l’on sait les plus sensibles au monarquedans tous les votes parlementaires, c’est, pendantdeux sessions entières, l’œuvre de tous les jours,et, par malheur , le parti constitutionnel dans lachambre élective se fait l’instrument de la factionsubversive que ses rangs recèlent.

Dans l’intervalle, le cabinet multiplie, auxregards de la France, les victoires delà Chartesur toutes les résistances des préventions oudes alarmes royales, et il a droit d’attendreque l’esprit révolutionnaire recule d’autant deterrain que l’ordre nouveau en a conquis.Ainsi , les portes des conseils se sont ou-