LA SOC [ÉTÉ FRANÇAISE. 1 89
vertes devant les publicistes et les orateurs, quiont combattu longtemps pour la Charte, et quiont vaincu. Ainsi, des réformes nombreuses sesont étendues de l’administration à la cour et àl’Eglise. Ainsi, des ordonnances mémorables ontfait raison du grand grief de l’opinion, la sociétéde Jésus; la conscience du monarque s’est mêmepliée à cet égard, pour donner des gages plussurs, à des exigences qui dépassent, dans la ques-tion du moins de l’affirmation obligatoire, l’at-tente des bons citoyens et peut-être le vœu des lois.
Bientôt, des lois qui doivent instituer nos li-bertés communales et départementales arrivent àla tribune. L’opposition qui a demandé ces lois,et qui même s’avoue satisfaite de l’une des deux,trouve plaisant de se coaliser de nouveau, contrele ministère habile et loyal qui les a obtenuesdu trône, avec ceux qui ne veulent ni de l’uneni de l’autre , qui condamnent toutes les conces-sions. Le ministère demande qu’on discute d’a-bord celle qui satisfait les esprits, celle qui estla base naturelle du système, celle qui pose ettranche des questions dont la solution est indis-pensable au reste des débats, celle qui a étéintroduite la première, rapportée la première,présentée la première à l’ordre du jour , la loicommunale enfin. C’est assez pour que l’opposi-tion décide de tout bouleverser, de commen-