LIVRE SECOND.
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cer par ce qui fera orage, par ce qui ajour-nera d’une année, au moins, les libertésmunicipales dont on se dit avide. Pourquoi cettedécision ? simplement pour molester, à tort et àtravers, un pouvoir coupable de se montrer cons-titutionnel et débonnaire. Qu’on donne une autreraison : on en défie.
Enfin , la loi départementale est livrée à la dis-cussion. Au premier article, le nom des conseilsd’arrondissement se trouve rappelé ; quelqu’unpropose de les abolir, de renverser, par un amen-dement auquel personne n’asorigé, sans discussionpréalable, le système entier de l’administrationfrançaise et toute l’économie de la loi. Le minis-tère déclare que cette folie, que cette offense à laprérogative royale comme au bon sens, ne serapoint subie. Raison de plus; il faut voir si le roiosera. Cette expérience est le seul intérêt qui tente :car les conseils d’arrondissement ne font rien àpersonne; la preuve en est que, depuis juillet, leparti a eu carte blanche, qu’il a pensé à toutes lesdestructions, et n’a plus pensé à celle-là. Il renonceà de grandes institutions pour recommencer lejeu des coalitions de 1822. Il vote avec l’extrêmedroite, en criant que, si les lois étaient retirées,il remuerait ciel et terre. Le roi retire à l’instantles lois. Le parti fait silence, plie la tête ; uneconquête pacifique est ajournée sans coup férir.