LA ItÉVOLimOM DE l83o.
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ceite longue attente et ce besoin universel de pointd’appui, le pouvoir flottant s’était incliné, à Paris,vers d’autres mains. Dans ces deux journées où lesminutes étaient dévorantes, la fortune voulut quela cour se trouvât toujours en retard du quart-d’heure, comme elle avait été trop souvent en re-tard du siècle.
M. de Mortemart n’avait eu, que le lendemainde sa nomination, les pouvoirs nécessaires pourse rendre dans la capitale. L’bistoire dira parquelle fatalité nouvelle il ne put réussir, malgré lesplus pénibles efforts, à y pénétrer que de lon-gues heures plus tard, tandis qu’une dernière fa-talité, la plus grande de toutes, fit négliger lesintérêts les plus pressants. Ainsi, veiller à soutenir,à lier les restes de la monarchie qui s’écroulait,maintenir un gouvernement autour du roi, quelque fût le roi, publier autrement que par la com-munication à l’Hôtel-de-Ville la révocation desordonnances fatales, rappeler ainsi hautement ledroit pour tenter de rappeler la force, raffermirl’armée, prévenir et interroger les départements ,convoquer près dusouverain lesdéputés et les pairsdu royaume, appeler les représentants de l’Europecomme ceux de la France, ces pensées ne vinrentà personne. Personne ne soupçonnait là, non plusqu’à Paris, que chaque heure qui s’écoulait, em-portât, comme les torrents emportent, un pande cette monarchie, dont les premières assises,