LIVRE TROISIÈME.
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contemporaines de notre histoire, étaient cachéesdans la nuit des siècles.
La grandeur de cette catastrophe, sa rapiditésurnaturelle, cette sorte de mort subite d’unemonarchie qu’un coup de foudre met à néant,confondent aujourd’hui, quand on se rappellecombien alors les minutes étaient longues, com-bien les solutions semblaient lentes. Assurément,au point de vue de l’histoire, Charles X paraîtraavoir fait de lui-même bien prompte justice ; carle troisième soleil depuis qu’il ne régnait plus sursa capitale, le huitième depuis qu’il s’était souvenude la royauté absolue de ses pères, ne descendaitpas encore sous l’horizon, que sa main avait tracél’acte d’expiation. La monarchie finit comme l’em-pire : Charles X et Napoléon brisèrent eux-mêmesdans leurs mains le sceptre et l’épée, l’un se pu-nissant de s’être attaqué à l’Europe, l’autre à laFrance, et tous deux demandant à la nation anglaiseet à ses institutions un abri pour leur adversité.
Charles X fit plus que de s’immoler sur-le-champ à ses doctrines vaincues ; dans sa préoccu-pation des intérêts de la royauté, il condamna unrègne après le sien. Ce prince, qui avait exposéla monarchie pour défendre ses ministres, voulutmaintenant, dans l’espérance de mieux relever letrône, sacrifier avec lui son fils et la compagne deson fils, la fille de Louis XVI, qui, après avoir vu lacouronne brisée tant de fois autour d’elle, ne de-