LA. REVOLUTION DF. l83o.
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vait pas avoir le front touché de ses débris.Charles X supposa-t-il que la tempête de cetteimpopularité sanglante tomberait mieux devantle visage d’un enfant ? Céda-t-il à d’autres calculs ?Quelqu’ils fussent, il ne vit pas qu’il donnait ledangereux exemple de porter la main sur l’ordredes successions royales ; qu’il faisait d’une mino-rité une affaire de bon plaisir, non plus de néces-sité; qu’il étonnait les imaginations et les excitaitau lieu de les calmer; qu’il jetait la question dutrône dans la mêlée et offrait une révolution depalais comme aliment à une révolution de placepublique, en voulant la lui donner pour solution.Il ne réfléchit point qu’appelée ainsi à délibérersur de tels intérêts, l’insurrection pourrait jugerune main d’enfant incapable de fermer des plaiessi grandes, qu’à Paris la passion le dirait, et que laFrance trouverait tout simple de ne pas voir unberceau s’élever au-dessus de tant de ruines !
L’omnipotence de Paris ne s’était pas manifestéedans le combat, puisque le royaume entier y avaitpris part. Elle éclate dans l’usage qu’en présence dece précédent, on va faire de la victoire. Il sembleconvenu, à Saint-Cloud et partout, que le gouver-nement est tout entier aux Tuileries, en quelquesmains que tombent ces pierres historiques. Toutautre centre d’action, tout autre pouvoir se sontévanouis. C’est par les combattants des barricadesque les provinces apprennent toute la suite des
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