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LIVRE TROISIÈME.
événements. Le télégraphe soumet aux lois desautorités que Paris institue, Brest et Toulon,quand on ignore encore à Orléans leur naissance ;rien n’empêchera les généraux d’Afrique de re-prendre la cocarde tricolore sur l’ordre d’un vain-queur du Louvre, avant que la France sache qu’illui faut opter entre les deux drapeaux.
Le gouvernement avait donc passé du côté deParis, avec la Charte et la force. Ce gouverne-ment , quel fut-il ? Il y en avait déjà deux : laChambre et l’Hôtel-de-Ville. La dualité révolution-naire qui devait être la loi de l’avenir, était née déjà.
Le peuple avait combattu sans que personnedans les pouvoirs constitutionnels se fût montré àsa tête. M. Armand Marrast ( Documents histori-ques , Paris, 1831), raconte bien que, la nuit dumercredi 28 au jeudi 29, à la clarté des réverbè-res, M. le général Lafayette avait passé en revue unecentaine de gardes nationaux qu’il rencontra surson passage. Mais, d’après les mêmes documents ,ce ne fut que le jeudi soir , après la prise du Lou-vre, qu’il se promena en habit militaire sur les bou-levards; c’est toujours M. Marrast qui parle. L’il-lustre général, après avoir inspecté la victoire,se rendit à l’Hôtel-de-Ville pour la gouverner.
Nous avons dit le respect de la cité militantepour les pairs, pour les députés, seuls représen-tants légitimes de l’autorité absente et du peuplearmé. Ils semblaient être tout ce qui restait de la