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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

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est le choix de la Providence, mais que Charles Xlui-même avait infirmé dans la personne de sonfils. Le vieux droit national était donc lésé, nondétruit; le vieux sang capétien n’était pas abjuré.L’un et l’autre étaient reconnus et consacrés ànouveau par l’acte même qui y portait atteinte ; carc’était en raison de l’absence prétendue de tous lesprinces de la branche aînée que la branche cadettedes Bourbons était appelée à la couronne dans lapersonne d eson altesse royale Mgr le duc d’Orléans.

Aussi l’esprit révolutionnaire ne se contenta-t-ilpoint de la grande proie qui lui était livrée. Il luifallut d’autres satisfactions, des petites et desgrandes. Alors qu’on prétendait rompre avec lepassé, on revint aux formes de la première racesur un autre point. Au lieu de ce nom de roi deFrance consacré dans les respects de l’univers, onaffubla le duc d’Orléans du titre de roi des Fran-çais, que nul de nos rois n’avait porté depuisClovis, excepté le monarque infortuné qui lereçut, en 1791, de l’Assemblée constituante, aveccelui de restaurateur de la liberté française, et quialla les perdre, l’un et l’autre, la dix-septièmeannée de son règne libéral et pacifique, sur lepavé sanglant de la place Louis XY, de la place dela Concorde, de la place de la Révolution, commeon voudra la nommer ! On interdit en outre au roides Français de régner par la grâce de Dieu. Dieuétait destitué du gouvernement de l’univers. Ce