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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

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moyen de police, une manière de suppléer auxpatrouilles omises par le général Lafayette. Grandeleçon aux dépositaires des destinées publiques !Il est des points sur lesquels nul n’a le droit defaiblir un jour. Frapper de provisoire une descolonnes de l’état social, c’est l’ébranler tout en-tier. La monarchie, il y a quarante ans, ne péritpas non plus par l’ébranlement du 6 octobre ; cene fut que trois ans après.

Personne alors ne réfléchit aux conséquencesde ce facile abandon de la première des institu-tions auxquelles s’appuyait la monarchie consti-tutionnelle; on ne vit que l’ordre rétabli dans lescarrefours. Dans la prévention publique, les inno-vations apportées au pacte constitutionnel conti-nuèrent d’être accueillies comme autant de con-quêtes. La grande atteinte au passé de la patrie età sa loi fondamentale sembla une garantie d’ave-nir. Ce fut avec une confiance infinie dans la pro-tection divine que les deux chambres, le 9 août,déclarèrent ce changement de règne, de branche,de charte, de drapeau, de maximes. Le princelieutenant - général du royaume monta l’uniquedegré qui le séparât du trône; le cri de : Vive leroi! enfoui depuis quinze jours dans les entraillesde la terre , se fit entendre de nouveau, et la plusgrande différence cjui apparut à toute cette Franceétourdie et charmée de ses combats, de ses dan-gers, de sa force , de sa sagesse : c’est que le cri