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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LA RÉVOLUTION DE l83o.

2ÔI

Point. Les premiers soins se tournèrent à noueravec le corps diplomatique des relations amies, età le convaincre du bon droit de la révolution. Oneuthâte d’instruire lord Wellington (1) de ce qui sepréparait, d’avoir ses promesses de reconnaissanceimmédiate. Et tous les pouvoirs abondaient danscelte politique. La députation qui, le vendredi 30,avait porté à M. le duc d’Orléans le titre de lieu-tenant-général du royaume, redit à la Chambreque le prince l’acceptait, afin d’éviter et la guerrecivile et la guerre étrangère. Ce sont les premierslinéaments du contrat dressé alors. Tout le mondeapplaudit. Nul des chefs du parti ne s’avisa de dé-clarer qu’il voulût, pour son compte, la guerreétrangère, non plus que la civile.

Le dimanche matin , les journaux du gouver-nement publièrent que les ambassadeurs avaientdonné les assurances les plus pacifiques. Cette foisencore, personne ne réclama.

En ouvrant, le surlendemain 3 août, la ses-sion régulière et légale des deux Chambres, telleque l’avait commandée le Roi Charles X, le lieu-tenant-général du royaume s exprima ainsi dansson discours du trône :

« La France montrera, dit-il, à l’Europe qu’elle» chérit la paix aussi bien que la liberté, et no

{1 ). Alors chef .du cabinet Britannique.