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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

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Y avait-il même révolution de dynastie ? ni plusni moins qu’en Angleterre. Nous nous trompons :moins qu’en Angleterre. Car on entendit conser-ver sur le trône le même sang , comme le mêmecode dans le pays; seulement, on passait aussi lesceptre à la branche protestante , à celle qui avaitreçu le baptême de 1789, à celle qui avait dèslongtemps donné des gages aux institutions victo-rieuses, etquidormaitmaintenant le plus grand, leplus décisif de tous, celui d’accepter la couronne.

On n’examine pas si un autre Bourbon que M. leduc d’Orléans était, ou non, possible alors. Maisce qu’on sait, car tous les faits et tous les actesl’assurent, c’est qu’il fut appelé au trône capétiencomme Capétien lui-même, comme Bourbon pos-sible. Alors , on avait la prudence de redouter lesdéchirements, de tenir à ce que l’est et l’ouest, lenord et le midi, la grande et la petite propriétérestassent unis d’affection , et que le faüsceau na-tional ne fût pas brisé par les dissensions civiles.On espéra qu’une catastrophe, écrite déjà dansl’histoire, s’adapterait plus aisément à nos annales.On supposa que des vertus, familières déjà à toutesla grande compagnie de France, une famille su-perbe et respectée , son extraction et ses alliancesroyales rendraient la transition plus facile auxcœurs les plus profondément blessés ; que lesFrançais de toutes les classes s'accorderaient à s’in-cliner devant un choix qui donnait des gages à