LA. RÉVOLUTION DE l83o. 269
tous les intérêts légitimes du pays; que ceux-cisalueraient le prince de Jemmapes, que ceux-làaccepteraient cet autre représentant de la pre-mière des races françaises.
Tout ceci, ce n’est point nous qui le disons : c’estla Charte constitutionnelle, qui considérant, nousdevons le répéter, que tous les princes de la brancheainée des Bourbons sortent du territoire français,appelle au trône Son Altesse Royale le duc d’Or-léans. Avant la Charte, M, Alexandre de Laborde,motive l’avénement du chef de la branche d'Or-léans sur ce qu’après tout ce prince était, de plu-sieurs degrés, plus proche que ses cousins de ce roidont le peuple a gardé la mémoire, de Henri IV.Après la Charte, M. Dupont (de l’Eure), contre-signe cette ordonnance sur la Légion-d’Honneur,où, repoussant à l’avance l’odieuse suppositionproduite depuis, que, par l’acceptation du trône,il aurait répudié ses aïeux, Louis-Philippe rappe-lait avec une légitime fierté son aïeul , de glorieusemémoire , le Grand-Henri ; alors aussi M. le généralLamarque, met son érudition à rechercher lequelde ses ancêtres, entre les Philippe-Auguste, lesLouis XII, les François I er , le prince, qui a la plusbelle généalogie de l’univers, choisira pour modè-les. Enfin, la voix de la France entière, dans lesmilliers d’adresses déposées au pied du trône nou-veau , remercie la fortune de nous avoir gardé,dans nos bouleversements, ce médiateur naturel