LIVRE TROISIÈME.
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entre les couronnes aussi bien qu’entre les fac-tions , apparemment parce que, si la révolutionaimait à voir en lui un citoyen comme tous lescitoyens, l’Europe pouvait y voir un roi commetous les rois.
La royauté tient une telle place dans la sociétéeuropéenne qu’on ne fait pas de dynastie sansaïeux. Napoléon même y a éclioué. Si donc lamaison d’Orléans n’obtient vos respects qu’à lacondition de renier son origine, vos respects sontdes parjures. Au fond, vous 11e voulez pas de roi,ou bien vous avez en vue une autre race. Nommezvotre candidat : nous verrous qu’il a pour ancê-tres d’un côté la foule des empereurs Germani-ques, de l’autre les cinquante batailles rangées deson père.
Etablir, comme M. Odilon-Barrot, qu’on a élule plus digne, abstraction faite de ses aïeux, etsous la condition de les répudier, c’est poussertrop loin la louange personnelle; c’est flatter le roiaux dépens de la royauté, et cacher des penséesde tribun sous des phrases de courtisan ; c’estmanquer à la Charte, au bon sens public, auxsouvenirs de la France, à tous les sentiments gra-vés dans l’âme de l’homme ; c’est offenser surtoutces princes dont on dévaste à la fois l’orgueil, lecœur et la couronne.
Dites quelle secrète vertu le duc d’Orléans sen-tait en lui, pour s’écrier quand vous vous jetâtes