LA. REVOLUTION DE l83o. 2^3
le moins de changements, le moins de révolutionpossible. En ne voulant pas maintenir la brancheaînée, en ne le croyant pas pouvoir peut-être, elleconserva la branche cadette, comme elle conser-vait les tribunaux, les cours de la restauration, tousles grands corps , ce qui est un fait immense ! Lamanière dont les parquets ont été trop souventconstitués sous l’autorité deM. Dupont (de l’Eure),nous avertit en quelles mains l’intrigue et la pas-sion eussent jeté les balances de la justice. Et laplus intolérable des misères pour les peuples, ceserait la passion et la médiocrité, on ne dit rien deplus, régnant dans le sanctuaire des lois. Cet actede sagesse fixerait seul la nature de la révolution.
La révolution entendit tout autant respecter laChambre des pairs; car briser violemment quatre-vingts pairies comme on fit, c’était trop assuré-ment. Mais enfin c’était une consécration nouvelleet définitive de toutes les autres.
Nous disons qu’on entendit respecter la Cham-bre des pairs; car, en soumettant l’un des dix arti-cles de la Charte qui la concernaient à un examenpostérieur, on crut si peu abolir l’hérédité, qu’onne prit même pas le soin delà suspendre. M. Guizotfit décider, trois mois après, par une loi expresse,que l’hérédité restait le droit public de la France ;et, durant seize mois, les fils ont continué desuccéder aux sièges paternels.
Nous disons qu’on entendit respecter la Cham-
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