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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

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bre des pairs ; car conservei la clause de laCharte, qui établit que les pairs du royaume pren-nent séance à vingt-cinq ans et n’ont voix délibé-rative qu’à trente, c’était préjuger la constitutionde la Chambre haute, en consacrant des distinc-tions qui ne s’appliquent qu’à l’hérédité.

Nous disons enfin qu’on entendit respecter laChambre des pairs ; car laisser la première Cham-bre décorée de ce nom historique, ne pas prendresur-le-champ celui de sénat que M. de Salvertea proposé depuis, et qu’on pouvait inventer sansy réfléchir un an, c’était proclamer l’heureux des-sein de perpétuer l’alliance du présent avec lepassé de la patrie.

Cette alliance utile, voulait-on l’affaiblir? Pré-tendait-on comprendre, dans la chute de la légiti-mité, des intérêts, ses contemporains, ses appuislongtemps? Point. On ne nourrissait qu’une seulecrainte; c’était que la société française se sen-tît en butte à un esprit novateur qui menaceraitd’altérer ses moeurs, ses croyances, ses pen-chants. La religion catholique fut nommée parhonneur et à dessein, dans la Charte revisée,comme la religion de la majorité des Français.\ dessein fut maintenu l’article qui reconnaît lesdeux noblesses, et qui place sous la protection dela loi fondamentale leurs titres et leurs honneurs.On ne s’attendait pas alors aux dérisions substi-tuées, plus tard, à cette disposition conservatrice