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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIÈME.

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ques. La carrière des améliorations s’est ouvertedevant vos pas, sans bornes comme sans obsta-cles. Et ce vaste système n’a point à craindre lesrépugnances, les prétentions, les complots do-mestiques du pouvoir, toute cette contre-révolu-tion menaçante que poursuivent encore chaquejour tant de malédictions! Il repose sous la garded’un trône plus jeune que la liberté, lié à sa causepar ses intérêts autant que par son origine , im-puissant contre elle, et devant par elle vivre,grandir ou succomber.

Au dehors, régnait, depuis quinze années, undroit public sorti du milieu de nos revers. La ba-taille de Waterloo , mal engagée, parce qu’elle lefut entre les alarmes sincères de l’Europe et l’appa-rition du génie des conquêtes, la bataille de Wa-terloo avait été perdue. Elle pesa longtemps, onne peut le nier, sur nos destinées; car elle avaitaffermi l’ouvrage du congrès de Vienne; elle avaitde plus, permis à l’étranger de prendre, par lestraités de 1815, sous sa double garantie, et notreCharte constitutionnelle et notre royauté légitime !En vain, les Bourbons avaient noblement secouécette tutelle; la clause restait écrite. Les traités de1815 contenaient donc deux parties : l’une quiaffectait notre puissance, l’autre notre dignité.Celle-ci fut abrogée toute entière et sans réservepar le fait des barricades, et les cabinets trouvè-rent plus facile d’y souscrire que de protester.