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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE TROISIEME.

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main à la France de 1830, quand ils n’avaient pascraint d’affronter la France des Cent-Jours con-duite par le génie d’Austerlitz et d’Iéna? De leurfoi dans nos assurances pacifiques ; de leur con-fiance dans la stabilité d’institutions conservatri-ces ; de leurs égards pour un trône qui avait unedouble consécration, royale et populaire; par-des-sus tout, de ce calme imposant de la France; dece silence universel des passions; de cet accorddes partis à multiplier, de chaque côté, les effortspour conserver à notre grande France le vieuxsymbole qui a fait sa puissance historique : unseul roi, et une seule loi!

Ces points établis, que signifie de réclamer in-cessamment des destructions nouvelles , des insti-tutions plus démocratiques, et, comme on dit,plus républicaines , au nom de telle ou telle classe,de tels ou tels hommes, qui ont fait la révolutionde 1830?

D’abord, personne n’a le droitdedemander unbénéfice pour prix de la révolution à laquelle ils’est dévoué, attendu que personne, entre lescombattants de juillet, ne crut, en prenant les ar-mes , faire une révolution ; que peu en formaientle désir; que moins encore auraient eu la har-diesse d’en nourrir le dessein, et que ceux-là 11 ’au-raient pas osé s’en confesser à la France.

Ensuite, la prétention d’avoir déterminé la na-ture de nos institutions par la composition de l’ar-