LA RÉVOLUTIOÎN DE l 83 o. 287
mée qui gagna la bataille des trois journée:., estune des plus brutales folies qui aient passé parl’esprit des hommes. Dans toutes les guerres, il ya plus de peuple que de propriétaires sous ledrapeau, et les prolétaires n’en concluent point,le lendemain de la victoire, qu’ils soient par celamême devenus les maîtres de l’empire que leurcourage a défendu et sauvé.
ta révolution de 1830 appartient, dit-on, aupeuple , parce qu’il l’a faite ! Quel peuple ? Celuides campagnes ? Combien de villages se sont le-vés, non poiir la défense de la Charte, mais pourla chute dit trône? Est-ce l’Ouest ou le Midi? Celuides villes? Quelles villes, nommez-les; dites leurnombre; déclarez celles qui ont été ce jour-là con-quises par la multitude, quand la garde nationale,dans toutes , hormis ta capitale, était seule armée.Bâtissez à l’usage de Paris, s’il est vrai que Parisappartienne à vos clients par droit de conquête ,une constitution démagogique , quelque chose depareil à ce dont Lyon a joui pendant huit jours.Mais à quel titre étendre ce privilège au reste duroyaume? Patriotes prétendus, tout votre argu-ment est d’établir que vous avez, non pas vaincupour la patrie, mais vaincu la patrie; que vousavez conquis moins les Tuileries que la France.L’argumentde tous ces amisdupeuple estdecroireque le peuple s’e-'t levé, non pour les lois, maisconfie les lois; nor contre un pouvoir égaré, mais