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LIVRE TROISIÈME.
contre tous les pouvoirs; non pour la liberté,mais pour l’usurpation, la tyrannie, la spoliation.Par bonheur, le peuple a partout donné le dé*menti à ces assertions et à ces doctrines; il l’a faità Paris, en résignant la puissance, dès qu’il l’eutconquise, aux mains de plus hauts dépositaires ;il l’a fait à Lyon, en s’en saisissant d’une façoncriminelle, pour s’en reconnaître incapable lelendemain, et chanceler sous ce fardeau , commel’homme ivre, jusqu’à ce qu’il ait retrouvé l’ap-pui sauveur des lois !
Mais que fait-on en acceptant votre hypothèsedes vœux du peuple ? Est-il vrai qu’il veuille moinsde monarchie, moins d’aristocratie que nous n’enavons ? Qu’en savez-vous ? En quel lieu a-t-il ré-pondu à vos élans pour la république, à vos criscontre les hautes classes, à vos tentatives d’abais-sement perpétuel des cens électoraux, à vos pen-chants dépravés pour les subversions? Dieu merci!il n’en est pas là encore. Sa droiture et son bonsens lui crient que vos théories n’ont jamais en-fanté et n’enfanteront jamais que des illusions,des mécomptes, la ruine. Sous la Charte, sousla restauration, le peuple travaille, économise,s'éclaire, convertit son pécule en fructueux sil-lons. Sous votre Convention chérie, il tend lamain à de coupables salaires, se flétrit de crimes ,et fait queue, morne et affamé, à la porte du bou-langer de sa section.