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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE QUATRIÈME.

terdit tout reflet des gloires du passé; il dit etécrit ces paroles dont le bon sens s’épouvante,Dieu merci ! comme la nature : que le roi citoyena cessé d’être le fils de Henri ou qu’il ne seraitpas roi. On ne peut trop désarmer le trône cou-pable de n’avoir pas cru qu’il y eût place dansla monarchie constitutionnelle pour un maire dupalais, de la façon de l’anarchie, non plus quepour des feudataires à la manière de ce comte dePérigord, disant à tout propos : « Qui l’a fait» roi ? »

Les poètes cependant intitulent leurs chants :le parjure ! Le duc d’Orléans, le roi Louis-Phi-lippe parjure, parce qu’il aurait cru avoir plusd’obligations envers la France qu’envers les émeu-tes, plus envers la Charte qu’envers le programmeprétendu de l’Hôtel-de-Ville ! Et ils n’hésitent passur le châtiment que veut leur furie. Tout ce quia été fait contre Louis XYI, on l’annonce , on lepromet à cet autre roi des Français. Tout ce quia été dit contre ces princes, les élus des siècles,on le répète, et mille fois plus, contre l’élu de lagrande semaine. On recourt contre lui à tous lesmonstres. C’est tantôt à la république, tantôt àl’empire, tantôt à la légitimité, quelquefois à toustrois ensemble. L’anarchie est le Gérion antique.Elle a trois têtes : le bonnet rouge, la couroiyteà aigles, le saint chrême de Reims, consacranttour-à-tour ou tout ensemble son triple Pont.