LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 3l 'j
Charte, qui sont les garants nouveaux de cettegrande transaction , comme on sapa la Charte etle trône séculaire qui l’avait créée. On veut re-prendre la guerre domestique de 1789; on veut,comme d’autres à un point de vue contraire l’ontvoulu quinze ans, refaire la société même. Et,comme eux aussi, pour arriver là, on est con-traint de renverser toutes les institutions et tousles pouvoirs.
De là vient que M. le général Lamarqueest alléjusqu’à déclarer que c’est d e hontes, que le trônede juillet est cimenté. On ne peut mieux dénoncerdes catastrophes prochaines; et M. Mauguin a soind’ajouter ces paroles faciles à comprendre : quece sont les amis de la restauration qui se trouventêtre ceux de la royauté de 1830. Hommes d’inap-plicables théories, vous ne voyez pas une chose :c’est que vos maximes vous rendent incompatiblesavec tout gouvernement régulier ; c’est que vousêtes voués à Popposition sous tous les régimes ;c’est que vous ne pouvez arriver au timon qu’enun jour de tempête , et vous ne sauriez y resterdans le calme , quand les nations sont dans leurbon sens. Le talent, la vertu même quand ellese rencontre, sont chez vous de funestes parureset des armes funestes. Ce sont des moyens demal faire, et voilà tout ! Vous n’êtes propres qu’àrenverser. Bâtir n’est pas dans votre puissance.Si le pouvoir vous était livré, comme les dra-