LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE.
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poser à d’autres mœurs, à d’autres opinions, à uneautre sagesse. Mais c’est le malheur de tous lescamps d’avoir leurs demeurants d’un autre âge,comme M. de Chateaubriand l’a dit si spirituelle-ment à une autre époque, lesquels ne rêvent quede passé, même quand ils parlent sans cesse d’or-donner l’avenir. Peut-être, au fait, tous les hom-mes sont-ils comme le dieu au double visage. Enmarchant dans la vie, les yeux qui regardaient enavant s’éteignent et se ferment; ceux qui voienten arrière restent seuls ouverts : ils n’éclairent quele lointain qu’on a traversé déjà. Ce sont, en poli-tique, des flambeaux trompeurs.
Les souvenirs des Etats-Unis sont aussi des sou-venirs d’émigration. Il y a de plus l’inconséquencede patriotes , reconnaissant pour leur chef uncitoyen avoué des Deux Mondes. Du reste, le Co-blentz révolutionnaire se nourrissait autant quel’autre de préoccupations opiniâtres, de compa-raisons fausses, de folles illusions, de préjugésfunestes, d’entreprises subversives. On ne sait oùserait mieux marqué le lit de Procuste, à vouloirenserrer la nouvelle société française dans les re-grets de l’armée de Condé, ou la monarchie cons-titutionnelle de France dans les règlements desplantations de Lafayette-Ville.
Un gouvernement par association nationale (1)
(1.) Association fameuse des membres de l’opposition qui fut déféréeaux deux Chambres et aux tribunaux.