Buch 
Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
Entstehung
Seite
325
JPEG-Download
 

LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE.

reste que pour la forme des secrétaires-d’Etat audépartement des affaires étrangères. La directionspéciale de ce département est placée plus haut.G’est encore une tradition d’ancien régime. Onsait l’amour de Louis XV pour la diplomatie.Charles X y avait aussi un goût particulier; ceprince possédait même une connaissance appro-fondie des rapports des Etats ; il aimait à revoir, àcorriger lui-même toutes les notes, et portait dansce travail une haute intelligence des intérêts exté-rieurs de son royaume. La grande différence estqu’il avait sur son échiquier des états tous faits.Son illustre Sosie n’admet sur le sien que des Etatsà faire.

Une cour libérale est aussi une cour. Le maîtreest exposé, comme sous les lambris du Louvre , àse voir entouré de serviteurs passionnés qui s’abu-sent avec lui, et de flatteurs impitoyables qui l’é-garent. Dans ces levers, royaux pour l’affluencedes assistants comme pour l’affabilité du maître ,lorsqu’on a caressé ceux-ci du regard, ceux-là dela main , et tous du sourire , on croit avoir payé ladette de son rang. Mais point ! U en est une autrequ’il faut acquitter , celle de se laisser imprégnerde folles louanges et de plans plus fous encore.Tant de fidèles n’accourent pas en vain de tous lescoins du pays et du monde, comme des musul-mans qui se pressent sur les avenues du saint tom-beau. Chacun est arrivé avec son grief, chacun

!