33o LIVRE QUATRIÈME.
» ternes, louches, dégoûtantes à voir , hideux re-» poussoirs sur ce noble tabieau ! elles s’agitent» autour du bon vieillard qui leur sourit, inof-» fensif et confiant ; elles le trahissent et se mo-» quent de lui ; elles lui volent, ses poignées de» main. Intrigants de tous les ordres, ils ont toute» honte bue; et les signaler aujourd'hui ne les» empêcherait pas de revenir demain. » Ici leDangeau de la république en devient le duc deSaint-Simon; mais Saint-Simon ne raconte pasque les flatteurs de Louis XIV se moquassent delui.
Maintenant, veut-on savoir quelles passions etquels hommes attisent le feu de ces révolutionsqui ensanglantent ou menacent le monde, attris-tent les populations, détruisent le travail, trou-blent enfin le repos et suspendent les progrès desnations? « Voyez tourbillonner cette nuée de» jeunes gens à moustaches, républicains d’esta-» minets, avocats sans procès et médecins sans» malades , qui font de la révolution par désoeu-» vrement, ambitieux de se lire inscrits sur les» registres de la cour d’assises, ou bien à l’écrou» de Sainte-Pélagie. » — Et c’est pour de tellesambitions peut-être que le sang a coulé en Italie,en Pologne, à Lyon ! Celles des princes ont-ellesjamais fait plus de ravages, et qu’importe que lesang des peuples coule pour une place en courd'assises, ou bien au temple de mémoire ?