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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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3/|0 LIVRE QUATRIÈME.

Ou’on regarde autour de soi ! M. Odilon-Barrot ala gloire de chercher à secouer le joug. On voitclairement que les destins de Canning lui plai-raient mieux que ceux de Pétion. Qu’arrive-t-il ?On patiente avec lui, car on pèse cette voix qui adu talent pour les cent cinquante muets du partiemais on le suit, comme les républicains suivaientDumouriez, parce qu’il fallait vaincre. IN’y eût-ilque ses procédés honorables avec Charles X captif,on lui sentirait d’autres inclinations, d’autres des-tinées : aussi n’a-t-il pas même l’autorité d’obtenirà ses opinions sur l’organisation de la pairie lefacile honneur d’être formulées en propositiond’amendement. On garde cette gloire pour desinconnus.

Qu’on examine quelque chose de plus marquéencore : dans la semaine de décembre 1830, lorsdu procès des ministres, quel nom n’avons-nouspas entendu outrager, quel buste briser à coupsde pierre? Ceux de princes, de rois peut-être ?Bien plus que cela! Celui de M. de Lafayette !M. de Lafayette doit reconnaître que le peuplesoulevé est capable de tout.

Que ces hommes voient seulement de quellemanière eux-mêmes traitent chaque jour ceux quiont fait la révolution de 1830 avec eux ; ceux qu’ilsreconnaissaient pour des guides ou des émules,mais qui prétendent imposer aujourd’hui le freinde leurs propres lois; les Casimir Périer, les Sé-