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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 34 T

bastiani, lesGuizot, les Tliiers mêmes ? Journaux,écrits, discours , les accusent à l’envi du crime detrahison. Ce sont des ennemis de la nation quiconspirent avec l’étranger, qui sont les agents d’unautre Coblentz, les affidés d’autres Pitt et Co-bourg! ! Que faisait-on de plus il y a quarante ans ?Ce qu’on faisait de plus, nous le savons bien. Maiss’il n’y a encore de pareil que le langage , la fauten’en est pas au parti révolutionnaire. Tout ce qu’iltente atteste tout ce qu’il ferait, s’il triomphaitdans les circonstances où nous sommes : ayantles mêmes maximes, les mêmes procédés, souventles mêmes chefs que dans sa jeunesse, il fourni-rait la même carrière •, car il n’a rien oublié, nirien appris.

Cependant, on se récrie sur ces rapprochements.M. de Tracy nous interdit les lumières de l’his-toire ; il ne veut pas que Ton compare des époquesoù tout est divers, dit-il, et il nous cite en témoi-gnage l’amour que la France porte à son roi.Quel temps choisi, au milieu de tous les procèseffroyables qui nous agitent, pour lancer un telargument !

Quel roi plus que Louis XVI a été environnéde témoignages d’amour ? Les trois premières an-nées de la révolution n’ont-elles pas été un longconcert de bénédictions et de louanges ? N’y avait-il pas rivalité entre les pouvoirs, les classes, lesécrivains pour adoucir les plaies de son cœur par