LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE.
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puissance? Non : elle les corrompt, elle les égare,les livre à l’oisiveté, à la misère, au pillage, seulmoyen de vivre que leur propre gouvernementenfante pour elles. Le progrès ne peut venir à lamultitude que des classes qui sont au-dessus d’elle.Loin d’avoir la puissance des améliorations, ellen’en a pas le désir. Quand avez-vous entendu lespopulations illettrées demander des écoles, s’in-surger pour obtenir une caisse d’épargnes, porteren triomphe les propagateurs de l’instruction pri-maire , prendre les armes pour la cause de l’en-seignement mutuel que vous célébrez? Mais vousles avez vues, pour améliorer leur sort, demanderles têtes des riches et des grands; pour propagerl’industrie, briser les machines ; pour ranimer lecommerce, saccager les boutiques; pour avoir dupain, piller les marchés, les fermes, les châteaux.Voilà l’économie politique des législateurs deM. deCormenin! ou plutôt voilà leur politique toute en-tière. Quand ils ont renversé une église, un palais,une manufacture de fond en comble, ils sont aubout de leur science. Le vrai peuple, le peuple encorps n’a que de loin à loin, dans les tempêtescomme celles du 26 juillet, des volontés expri-mées. Le faux peuple, avec son énergie formi-dable, qu’on a taht célébrée à la tribune, nepeut rien autre chose que détruire. C’est à lui,à ce tyran multiple et fantasque, que s’appliquela définition de Hobbes : il est l’enfant robuste.