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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE.

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baïonnettes si longtemps patientes de la garde ci-toyenne, c’était contre cette milice dévouée queles plaintes s’élevaient en foule? D’où vient que,lorsque l’audace des journaux et leur délire al-laient jusqu’à menacer ce grand corps de centmille citoyens des vindictes du peuple et de cellesde la Chambre, il se trouvait des députés pourfaire écho à ces menaces et se lamenter sur lesvictimes de la révolte, sans se rappeler que desvictimes aussi étaient tombées en grand nombredans les rangs de ces pères de famille, de cessages citoyens, gardiens inoffensifs des lois ? D’oùvient que cette élite de la bourgeoisie française,poursuivie d’outrages par les feuilles publiques ,ne trouve pas de défenseurs dans les rangs deceux qui doivent se croire le plus d’autorité surles agitateurs? D’où vient que le lendemain dujour où l’émeute demandait la tête d’un ministre,le lendemain même , M. Mauguin accusait ce mi-nistre à la Chambre de trahison? Comment, dansde si graves occurrences, en lui reprochant dessoins mystérieux pour une mère et son fils (1 J, nepensait-il pas qu’il fallait moins de cette équivoquehomicide pour faire tomber des têtes il y a qua-rante ans, et les temples il y a dix mois? D’où vient

(1) Il s'agissait de la reine Hortense et du prince Louis Napoléon ,qui avaient traversé Pari». Ces expressions semblaient indiquer M. leduc de Bordeaux et sa mère, ce qui était alors pourM. Casimir Périerun danger capital.

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