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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LIVRE quatrième.

enfin que l’émeute, lorsqu’elle venait de com-mettre l’une de ses plus coupables infractions àl’ordre, celle qui portait sur le droit des gensmême (1), trouvait tout simple de se présenter aulogis d’un personnage illustre (2) , de lui rendrevisite, d’échanger des civilités avec lui, sanscraindre qu’il la repoussât en criant : « Vous quiviolez les lois et le droit des gens, je ne vous con-nais pas. Vous qui insultez, par vos acclamationsrépublicaines, au roi que nous avons fait, je nevous connais pas. Vous qui mêlez le nom de Na-poléon à des entreprises démagogiques, à cedouble titre, je ne vous connais pas. »

Notre pays n’oubliera point, il faut espérer,que lorsque la nouvelle delà catastrophe de Lyonarriva, tandis qu’on ignorait quelles destinées ter-ribles elle ne tenait pas renfermées dans ses flancs,tandis qu’on pouvait croire par cet exemple quel’heure des grandes subversions avait sonné pourla France, l’opposition occupa trois heures la tri-bune d’une question d’étiquette, comme au-raient fait, ou plutôt comme n’auraient pas faitdes rois. M. Laffitte se signala dans cette lutte del’opposition , dans cet effort pour substituer on nesait quelle querelle avec le président à l’intérêt im-mense qui pressait tous les cœurs. On eût dit qu’il

(1) Attaque à l’hôtel de l’ambassadeur de Russie.

(2) M, de Lafayette.'