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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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LE PARTI RÉVOLUTIONNAIRE. 3q I

pour arrondir de nouveaux duchés civils ou mili-taires , taillables et corvéables à merci et miséri-corde. Le premier intérêt est donc de bien établir,dans l’opinion des peuples, que ni l’esprit del’empire, ni l’esprit de la démagogie ne reviventau milieu de nous. Et c’est pourquoi vous ne de-vez embrasser que des causes justes aux yeux dumonde, justes, non pas selon l’esprit de parti,mais selon la raison éternelle, selon le consente-ment des nations.

C’est pourquoi encore nous devons, si nousvoulons être grands et forts, avouer des principesde gouvernement devant lesquels la société euro-péenne ne recule pas épouvantée. On a dit plushaut que, pour prendre un rôle actif dans les af-faires du inonde, il nous faut des alliés; ajoutonsquelque chose déplus, c’est que telle puissancequi ne s’effrayerait pas de notre agrandissement,s’effrayera à bon droit de nos doctrines.

Or, il y a dans le monde un parti qui a voulu laguerre, et par qui la question de la guerre a étéposée comme jamais elle ne le fut parmi les hom-mes. Il l’a voulue sans souci des traités, sans mé-nagement de la vie des peuples, sans motif enfinet sans excuse ; il l’a voulue à la manière des bar-bares, parce que c’est du bruit, du sang, desconquêtes, du butin; il l’a voulue à tout proposet à tous risques; il l’a voulue à tout prix; iliavoulait par besoin de remettre en vigueur le droit