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Vingt mois ou la révolution et le parti révolutionnaire / par N.A. de Salvandy
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392 LIVRE QUATRIÈME.

du glaive, par habitude de souhaiter la force par-tout et toujours pour arbitre des choses de cemonde, au péril d’apprendre, comme il est arrivécent fois, que cette puissance terrible prononcesurtout contre ceux qui l’invoquèrent , et peutmême prononcer contre la patrie.

Et ce qui caractérise bien le temps où noussommes, c’est que les hommes d’Etat sensés, lesorateurs gens de bien, qui ont repoussé ce sys-tème, l’ont condamné comme impolitique, commedangereux, comme funeste; mais comme immoralet sauvage, personne ne l’a fait.

Charles-Gustave, à son avènement, voulut por-ter la guerre quelque part, n’importe où. La Po-logne était faible : il lui destina ses coups, et dé-nonça les hostilités à Jean-Casimir, parce que ceprince, en lui écrivant Serenissimo Dornino, n’a-vait mis sur l’adresse le dernier de ces mots qu’uneseule fois au lieu des deux que la civilité exigeaitdès-lors. Plus tard, le czar Alexis, trouvant bond’entamer de son côté la république des Jagellons,s’autorisa d’un grief aussi puissant : on n’avaitaccompagné ses titres que de deux etc., au lieu detrois qui étaient prescrits par les traités. C’étaientdu moins des prétextes.

Nous, c’était sans prétexte qu’il fallait laguerre. Il la fallait, disaient quelques-uns, parcequ’une dynastie nouvelle ne peut s’affermir quepar des victoires! La tribune d’un pays civilisé a