4<>4 LIVRE QUATRIÈME.
parte. Vint l’empire. Nous avons repoussé de larestauration, qui n’est plus, le même outrage.Nous le repoussons du gouvernement de 1830, de-vantlequel la France ne plierait déjà plus s’il n’avaitmontré à l’Europe un front digne d’elle. La véritéest qu'il a remporté des victoires dans toutes lescours; et s’il a maintenu, en les amendant chaquejour, ces traités de 1815, tristes fruits du systèmebelligérant qu’on invoque, c’est que l’honneurn’exigeait pas qu’après dix-septans, après des vic-toires, après une révolution, la France courût à sesarmes pour donner à l’Europe un autre droit pu-blic , et se donner à elle-même d’autres frontières.La honte serait aujourd’hui à trahir la foi jurée, àbouleverser les nations par ambition ou par glo-riole, à précipiter de gaîté de coeur la patrie dansles calamités de la défaite, ou même dans celles dela victoire, à mériter que l’opinion du genre hu-main flétrît les triomphes du nom de brigandages,ou les revers du nom de châtiments. De ces deuxchances, malheur à qui est près d’accepter la pre-mière! malheur à qui appelle la seconde !
Si véritablement on veut de la gloire pour larévolution de 1830, qu’on lui donne la plus belle,celle de plaider la cause de la liberté par sesexemples auprès des peuples et auprès des rois.Qu’on ne la fasse intervenir dans les affaires euro-péennes que pour ce qui est à la fois possible et