LE PARTI REVOLUTIONNAIRE. 4°5
juste. Alors le respect dû à sa puissance se forti-fiera du respect concilié à sa sagesse.
Si on veut pour la révolution des conquêtes, ilen est de sérieuses, de vastes, d’importantes àfaire. On peut sans effusion de sang lui donnerdes sujets de plus, sans perturbation ruineuserendre des Français à la France. Qu’on rappelleau giron de la grande famille, en les ralliant aunouveau pouvoir et aux institutions nouvelles,toutes les classes aliénées par les fautes de la ré-volution, et séparées de la patrie, dans son seinmême, par de croissants abîmes ! Si on veut bientenir compte du nombre, et plus encore de l’in-fluence, des lumières, des richesses, on verra qu’ily a là l’équivalent d’une belle province à recou-vrer; on ose promettre à ceux de nos éloquentsgénéraux qui sauront faire ce présent à la patrie,qu’elle leur en saura gré comme de la plus utileet de la plus glorieuse de leurs victoires.
Si toute la préoccupation se fixe sur la gran-deur extérieure du pays, on ne craint pas d’avan-cer que le côté gauche, avec tous ses grands hom-mes de guerre, ne fera jamais autant pour la Francequ’il fait depuis longtemps contre la France avecses grands orateurs. Ce que deux ou trois d’entreeux lui ont coûté équivaut assurément à plus d’unebataille perdue. Nous en appelons à nos adver-saires eux-mêmes : une causerie vraie ou faussedu maréchal Diébitch leur parut un motif suffisant